
Avec la surexposition digitale, la question est bien celle du dévoilement de soi. S’il n’y a pas de construction de soi sans relation à l’autre, est-il possible de se connaitre de façon authentique, si nous sommes réduits à n’être que ce que les autres nous renvoie de nous-mêmes, surtout si ce regard est virtuel ? Faudrait-il renouer avec une forme de discrétion ? Sans doute dirait Rousseau, pour cultiver l’amour de soi et éviter de trop nourrir l’amour propre, né de la comparaison, et qui nous porte à tout sacrifier à l’image qu’autrui se fait de nous.
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